Bigou.de

Un blog perdu sur les internets

« By goin' that one more round when you don't think you can, that's what makes all the difference in your life. »

Rocky Balboa

Article en anglais aujourd’hui, la traduction se trouve plus bas dans l’article :-)


Today, I was bored, it was 3a.m. I realized that I never found out a really good Telecomix Wallpaper. I wanted to try some Gimp tricks too, as I had never used it more than that … Sometimes to desaturate a picture, nothing too fancy.

So i decided to give it a try ! I was inspired by some Anonymous wallpaper I saw in the pasts months, and I managed to find the same basis. I started from here !

A couple of hours later (yeah, I had to get used to the "advanced" features ^^), I finally made it. I wanted it sober, and sober it is ! And here is the result ! Hope you’ll enjoy it.

If you want to edit it, add anything you want to it, here is the xcf file, it’s under the CC BY 3.0 license :-)

(you can correct me, I know my English is not perfect ^ ^)

Plus ...

1 – Intro

Lors de ma dernière période de stage, chez AlterWay Solutions, mon tuteur Pierre Yves Dubreucq ma fait faire une recherche d’alternative pour la gestion de serveurs de sauvegardes basés sur Bacula. Après ces recherches le choix s’est posé sur Almir, car le cahier des charges imposait un logiciel user-friendly et assez complet.

J’ai donc écrit ce tutoriel d’installation afin que les collègues puissent répéter facilement et rapidement l’opération sur d’autres serveurs. Je pense que globalement les choses ont été bien expliquées, puisque je n’ai pas eu de retours négatifs :-)

Donc comme d’habitude, cet article est posté sous license CC BY 3.0 ( Redistribuable et modifiable à volonté (à la condition de citer l’auteur ) )

2 – Préparation

2.1 – Prérequis

aptitude install git-core bacula-console python-distribute apache2

2.2 – Récupération de la dernière version

On va se placer dans

cd /var/www/
git clone git://github.com/iElectric/almir.git almir
cd almir

2.3 – Correction

Dans l’étape suivante nous exécuterons un script bash. Seulement, une ligne de ce script le fera crasher, il faut donc la commenter comme il suit :

sed -i 's/^git/# git/g' install_production.sh

Cette ligne cherche à récupérer encore une fois la source d’almir dans le dépôt GIT, si le dossier n’est pas vide, la commande stoppe, et le script aussi.

2.4 – Lancement

On attribue donc les droits d’exécution au fichier et on l’exécute :

chmod +x install_production.sh
./install_production.sh

3 – Installation

3.1 – Interface web

Le script va demander des informations pour le fonctionnement de l’interface web, les paramètres par défaut suffisent.

–> Host to listen on (default: 127.0.0.1):
–> Port to listen on (default: 2500):

3.2 – Connexion à la base de donnée Catalog

Une invite demande de saisir les paramètres de connexion à la base de données catalog de bacula, on rempli donc avec les informations correctes.

sqlite:///xxxxx/bacula.db
postgresql+pg8000://bacula:[password]@[hostname]/[database]
mysql+mysqlconnector://[user]:[password]@[hostname]/[database]

Elles peuvent être trouvées dans le fichier /etc/bacula/bacula-dir.conf dans le bloc suivant :

Catalog { 
... 
}

3.3 – Fuseau Horaire

On entre ici son fuseau horaire.

–> Timezone (default: CET)

3.4 – Director

–> Name of director to connect to (default: localhost-dir):
–> Address of director to connect to (default: localhost):
–> Port of director to connect to (default: 9101):
–> Password of director to connect to:

Les informations de ces questions sont trouvables dans le fichier /etc/bacula/bacula-dir.conf au niveau du bloc

Director { 
... 
}

4 – Modifications de configuration ultérieures

Un jour on pourra vouloir modifier les paramètres de l’interface web, en effet, la configuration pourra changer. Le serveur de sauvegarde pourra ne plus se trouver sur la même machine que l’interface web. On pourra reconfigurer le tout via les commandes suivantes :

cd /var/www/almir
vi buildout.cfg
bin/buildout
bin/supervisorctl restart all

Commande qui nous déplacera dans le dossier /var/www/almir puis nous fera éditer le fichier buildout.cfg. Mergera la configuration, puis enfin redémarrera le service dans son ensemble.

5 – Création du virtualhost d’Almir

5.1 – Activation des modules nécessaires dans apache

Sous debian on pourra activer les modules via ces commandes :

a2enmod proxy
a2enmod proxy_http
a2enmod proxy_connect

Sur une autre distribution on pourra créer un lien symbolique :

cd /etc/apache2/
ln -s mods-available/proxy.load mods-enabled/proxy.load
ln -s mods-available/proxy.conf mods-enabled/proxy.conf
ln -s mods-available/proxy˙http.load mods-enabled/proxy˙http.load
ln -s mods-available/proxy˙connect.load mods-enabled/proxy˙connect.load

5.2 – Fichier du virtualhost

On crée un fichier de vhost dans le dossier /etc/apache2/sites-available/

touch sites-available/almir
vi sites-available/almir

On l’édite pour y insérer ce contenu.

Le lien de l’image vous fera accéder au fichier texte de la config

Ceci permettra de mettre en place un reverse proxy qui transfèrera toutes les requêtes depuis le serveur apache vers le service Almir.

Le bloc « proxy » permet un blocage à une certaine IP. Pour éviter que le monde entier ne puisse accéder à notre interface de sauvegarde.

On active ensuite ce virtualhost par la commande suivante :

5.2.1 – Méthode debian

a2ensite almir

5.2.2 – Méthode globale

ln -s sites-available/almir sites-enabled/almir

6 – Application de la configuration dans Apache

On redémarre apache avec la commande suivante :

/etc/init.d/apache2 reload

7 – Fin de l’installation

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Depuis peu, je me relance dans l’auto-hébergement. Et après que l’ami @spartition m’ait soufflé l’idée j’ai décidé de me mettre à écrire quelques tutos pour aider ceux qui voudraient se lancer aussi dans l’aventure, et faire reculer le modèle du minitel 2.0 !

Tout d’abord, une petite présentation, de ce serveur, comme d’habitude tirée de wikipedia.

Prosody est un serveur Jabber/XMPP multiplateforme libre de messagerie instantanée écrit en Lua. Ses vocations sont d’être faible consommateur de ressources, facile à utiliser et modulaire.

Et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est vrai. Sur le netbook qui me sert de serveur (Intel Atom N270 + 1Go de ram) le processus est aussi gourmand que ça :

root@drake:/home/bruno# ps aux | grep prosody
USER       PID %CPU %MEM    VSZ   RSS TTY      STAT START   TIME COMMAND
prosody   1596  0.0  0.2   6288  2328 ?        S    21:14   0:00 lua /usr/bin/prosody

Si c’est assez convaincant on passe à l’installation.

1 – Privoxy

Installation

aptitude install prosody

Configuration

Alors j’édite le fichier de configuration de prosody à coup de :

nano /etc/prosody/prosody.cfg.lua

D’abord, il faut configurer le compte administrateur. J’arrive à la section suivante où j’ajoute le compte voulu, avec une adresse du type

foo @ server . tld

Maintenant il faut autoriser la création de compte, sinon on ne pourra ni creer le compte administrateur du serveur renseigné plus haut, ni son compte personnel.

Je passe cette variable à « true » et une fois que les comptes voulus sont créés, je repasse sur « false ». La c’est surtout si vous voulez éviter que beaucoup de monde ne « squatte » votre serveur, dans le cas contraire, laissez tel quel.


Activation du chiffrement SSL

Génération des clés et certificats via OpenSSL

Je vais utiliser OpenSSL pour générer la clé, et le certificat qui lui sera lié. Pour mon serveur à moi j’ai utilisé une clé de 8192 bits (2^13 bits). Je ne sais pas si on peut aller plus haut, mais si vous voulez tenter, libre à vous (et n’oubliez pas de me dire le résultat, je suis toujours preneur :-) ).

openssl genrsa -out xmpp.key 8192

Cette commande génère la clé de chiffrement.

openssl req -new -key xmpp.key -out xmpp.csr

Tandis que cette commande renvoie vers un formulaire comme ce qui suit. On rempli le tout comme indiqué, et tout se passera bien.

root@mjolnir:~# openssl req -new -key xmpp.key -out xmpp.csr
You are about to be asked to enter information that will be incorporated
into your certificate request.
What you are about to enter is what is called a Distinguished Name or a DN.
There are quite a few fields but you can leave some blank
For some fields there will be a default value,
If you enter ‘.’, the field will be left blank.
—–
Country Name (2 letter code) [AU]: (Code du pays, FR pour france, BE pour belgique, etc etc …)
State or Province Name (full name) [Some-State]: Département
Locality Name (eg, city) []: Ville
Organization Name (eg, company) [Internet Widgits Pty Ltd]: Organisation (on met un peu ce qu’on veut)
Organizational Unit Name (eg, section) []: (Ici personellement, je renseigne à quel service le certificat est appliqué, donc xmpp)
Common Name (e.g. server FQDN or YOUR name) []: adresse-du-serveur.com
Email Address []: foo @ gmail . com

Please enter the following ‘extra’ attributes
to be sent with your certificate request
A challenge password []: azerty
An optional company name []: qsdfgh

J’envoie cette commande

openssl x509 -req -days 365 -in xmpp.csr -signkey xmpp.key -out xmpp.crt

A la fin, je déplace le tout dans le dossier /etc/prosody/certs/

Edition de /etc/prosody/prosody.cfg.lua

Pour terminer je renseigne le chemin vers la clé et le certificat, puis je configure pour que les liens C2S et S2S soient chiffrés obligatoirement

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Aujourd’hui, un petit article tuto pour faire une installation de Tor et I2P sur sa machine.

D’abord, on va présenter ces deux logiciels :

Tor : The Onion Router est un réseau mondial décentralisé de routeurs, organisés en couches, appelés nœuds de l’oignon, dont la tâche est de transmettre de manière anonyme des paquets TCP. C’est ainsi que tout échange Internet basé sur TCP peut être rendu anonyme en utilisant Tor.

I2P (« Invisible Internet Project ») est un réseau anonyme, offrant une simple couche logicielle que les applications peuvent employer pour envoyer de façon anonyme et sécurisée des messages entre elles. La communication est chiffrée de bout en bout.


Je vais présenter l’installation brique par brique du bousin. D’abord privoxy, ensuite Tor, pour finir avec I2P.

1 – Privoxy

Installation

aptitude install privoxy

Configuration

On va commencer par aller éditer le fichier /etc/privoxy/config. Dans la partie « 4. ACCESS CONTROL AND SECURITY » on laisse la ligne « listen-address » telle quelle c’est à dire comme ca :

listen-address  localhost:8118

Par contre on va ajouter deux lignes en fin de la partie « 5. FORWARDING » qui nous serviront un peu plus tard.

forward .i2p    localhost:4444
forward .onion  localhost:9050

Ces deux lignes permettront au navigateur d’être redirigé automatiquement vers Tor, dans le cas où l’extension se termine par .onion, ou vers I2P dans le cas où l’extension se termine par .i2p.

2 – Tor

A partir d’ici tout va se faire très vite, étant donné que le gros de la config se fait du côté de privoxy

Installation

aptitude install tor

Configuration

Pas grand chose ici, juste vérifier si tor « écoute » bien sur le port 9050 comme sur la capture qui suit.

3 – I2P

Installation

Deux méthodes ici pour l’installation, on peut récupérer un fichier .jar chez I2P sur sur cette page. Ou on peut ajouter une ligne à notre fichier source.list pour récupérer les paquets dans un PPA ubuntu géré par la team I2p. Je ne m’attarderai que sur la seconde méthode, beaucoup plus simple et donc plus rapide.

Récupèration des clés GPG

apt-key adv --keyserver keyserver.ubuntu.com --recv-keys EB2CC88B

Ajout du dépot

echo "deb http://ppa.launchpad.net/i2p-maintainers/i2p/ubuntu natty main" >> /etc/apt/sources.list

Installation

aptitude update
aptitude install i2p

Configuration

Tunnel IRC

Si on veut utiliser les serveurs IRC de chez Telecomix en lieu et place de irc.freshcoffee.i2p ou irc.postman.i2p

il suffit d’ajouter la clé b32 de Telecomix dans le carnet d’adresse d’I2P situé à cette adresse

Alors on ajoute la clé qui suit, et on lui donne le nom « irc.telecomix.i2p « 

ogLZQpnNgs514P0hp-vwPU3iHhKUymyotVxyX7fC8-a4dFAUXx~HUR0ezvkb3RVI3Snvh~yl7QJHzs3hIy2jjZmo~rlZLmtpEVgu1IvrMYusR3KQZ-1Tdfr3JftxA~dr3vmmro3hIhR18xRWA87A~y2VyEGGw4how-EEYS~VT6hnxoJ4FQztvQF0in2A70fCQ1obVYD3lBL~Jn9VV-~tgjohOZHSkIA4yCD80~QfhHa0g4GqJRgQry5fEjAvc1h5owsNyQ8siU3NfldvTd4Tj~dRuD3F91Svk6Wepp~IbPyIKgWPDGWW3RQWFoyDyHjwLI8IdPg0Io8Q4oRgTcA4JJaaHop2WzV7E-thM41h8evo~jO-XDzfW0DFtFTRRK7use5cYLbNlRXVlHQCe7qHALYi3JkH6wBsW5o8irHFMiGYe-YmGEwVRRQ0p2j-tRVJC4jYEOTSTO2Fr~hAUxramtah9wKOd05bSIOYxQxb0~0fGsw3gDMBCZW8PrhFUn3LAAAA

Rien de tel que l’exemple.

Maintenant il ne reste plus qu’à aller modifier les adresses du tunnel IRC dans IP2 Tunnel > IRC Proxy

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Ah, la démocratie, ce truc qui a toujours une excuse pour tout nous interdire pour notre bien, parait-il !

Dernier exemple en date ?

Une joyeuse bande de trous du cul : Dominique Varenne, Jean Claude Gorichon, deux contrôleurs généraux économiques et financiers (autant dire des techniciens, de la première heure, à poils durs, du réseau, c’est pas les premiers pécores venus !) et Maurice Sportiche, lui on le connait pas, c’est un chargé de mission.

Tout les trois bossaient sur la « Mission Relative à la mise en oeuvre de la loi sur les jeux en ligne », et dans le rapport de mission qu’ils nous ont pondu, on peut lire en page 30 :

« La problématique du blocage de sites Internet est cependant générale et doit être examinée au regard de l’extension probable des besoins de blocage de sites Internet par l’administration. (…) Aussi, les rapporteurs ont abordé la question posée par le ministre chargé du budget sous un angle prospectif, en esquissant des solutions globales.

Quatre scénarii ont été présentés dont le plus élaboré prévoit la mise en place d’une entité spécifique dont les contours sont à définir, qui pourrait gérer les listes de sites à bloquer, faire fonction de système de noms de domaine (DNS) à jour des sites à bloquer pour les fournisseurs d’accès Internet qui ne maîtrisent pas cette fonction, voire devenir un acteur du routage des réseaux en intervenant sur le protocole BGP pour les fournisseurs d‘accès qui le souhaitent et faire fonction de filtre si des demandes de filtrage de l’adresse Internet de pages étaient mises en œuvre.

Un projet de décret est en cours d’élaboration. »

Nan mais oh ? Trois financiers qui bossent pour le ministère du budget veulent se mettre révolutionner internet en le censurant ?! C’est quoi ce délire ? Nous dire à nous, peuple, votre patron, ce que nous devons lire ou ne pas lire, penser ou ne pas penser ? Et ça ne choque personne ?


«Un DNS « national » dont la fonction serait d’agréger et de mettre à jour la liste des noms de domaine et URL devant faire l’objet de mesures de blocage par les fournisseurs d’accès à l’internet »

On y arrive tout doucement mais sûrement à l’internet hexagonal dont Myard nous parlait l’an dernier !

Mais y’a une grosse faille, mettre en place un Internet centralisé, ça c’est de la daube modèle géant, parce que quand le premier petit kiddie (ou un gros black-hat) venu fera sauter le DNS propriété du gouvernement (non sécurisé), on se tapera un black-out total …

Petite rappel : Internet fût conçu à la base par l’armée , pour bâtir un réseau, le plus résiliant possible (dans les très grandes lignes), c’est à dire :

  • Je prends les villes suivantes : Lille, Paris, Rennes, Strasbourg, Marseille, Lyon.
  • Je les relie entre elles par un réseau maillé.
  • Je m’installe a Marseille.
  • Je raye Paris de la surface de la terre, je peux toujours communiquer avec Lille, parce que mes communications passent par soit Strasbourg, Rennes ou Lyon. Ou les trois en même temps.

Or, la on y est plus du tout, ici, si ils y arrivent à installer ca, bah si je fais péter paris (je rassure tout le monde, c’est pas dans mes plans), il n’y a plus de net pour personne …

Pour paraphraser monsieur Bayart : « Ca, c’est pas du net, c’est du minitel ! »

Maintenant ma question c’est celle la : C’est quand qu’on se réveille ? C’est quand qu’on la hack la démocratie ? Et qu’on installe la vraie démocratie PAR le peuple …

Sur ce, bonne nuit !

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Billet publié initialement sur le blog de Stephan Urbach (@herrurbachtmp), un agent Telecomix. Traduit par @TrisAcatrinei sur cette page, et découvert chez l’ami @Numendil sur son blog.

Je vais vous faire une confidence. Quelque chose de très personnel. J’ai voulu mourir.

J’avais tout planifié. J’avais organisé le comment. J’avais préparé mon matériel. J’avais écrit une liste permettant d’avoir accès à mes e-mails, mon serveur, mes sessions IRC et qui devait en être informé. J’étais dans une profonde dépression. Je ne voyais pas d’autre solution que d’en finir pour mettre fin à la souffrance que je pouvais ressentir.

La pression était trop forte pour moi. Depuis Janvier, je travaillais sur différents projets avec Telecomix et d’autres collectifs. Nous aidions les Egyptiens à rétablir leurs connexions Internet. Nous aidions les Syriens, les Lybiens et beaucoup d’autres ne disposant pas de la liberté de parole dans leurs pays. Nous avons fait notre possible pour que leurs voix soient entendues malgré tout. Je me suis littéralement battu pour cela. Je me suis battu contre mon cycle de sommeil, mes habitudes alimentaires et mon besoin d’amusement. Il était devenu habituel que je reste éveillé plus de trente heures voire plus.

J’ai vu et écrit des choses que je ne considérais pas appartenir au champ des possibles. Ces derniers mois, j’ai aidé beaucoup de gens à être connecté à Internet, à libérer leurs paroles et à montrer au reste du monde ce qu’il en était vraiment. Certains se sont perdus en cours de route. Je ne les reverrais jamais et je ne sais pas s’ils ont tout simplement préféré prendre leurs distances, s’ils ont été arrêtés ou s’ils sont, tout simplement, morts. Je n’en ai pas la moindre putain d’idée et je ne le saurais jamais.

Chaque jour qui passe apporte son lot d’horreurs à travers le monde, relayé dans les médias, lot d’horreurs ne nous affectant pas directement. Les nouvelles ou l’absence de nouvelles de ces personnes avec lesquelles j’étais en contact , m’ont profondément affecté. Une pression pour aider ces personnes avait surgi, personnes qui combattent de manière tellement enragée pour leur liberté d’expression.

Plus nous aidions ces personnes, plus je sentais que le niveau de responsabilité montait d’un cran.

Je ne pouvais plus dormir. Je buvais trop. J’ai fumé plus que de raison. Il n’y avait rien d’autres dans ma vie qu’aider d’autres gens. Mais j’ai fini par oublier ce qui était bon pour moi. Dormir, s’amuser, regarder des films, écouter de la musique. Passer du temps avec mes amis sans penser aux gens qui étaient sur le terrain et ce qu’il y avait à faire ensuite.

Un jour j’ai réalisé que j’étais perdu. Perdu dans une vie qui n’était plus la mienne. Perdu dans une vie où je ne m’occupais que des autres, qui me considéraient comme un héros. Personne ne voyait que j’étais juste un pauvre gosse qui voulait faire mumuse avec de la technologie et écrire des articles sur le futur de la communication.

Cette histoire s’arrête là : il fallait en finir. Je ne voyais pas comment faire autrement. Partir. Ne plus être un putain d’héros. J’avais prévu d’en finir le lendemain du Chaos Computer Camp. Tout était prêt. Mais c’est arrivé. Nous avons fermé le cluster d’hacktivistes dont je faisais partie. J’ai rencontré beaucoup de gens formidables « en vrai » sur place et beaucoup rencontrent le même problème. Mes amis étaient sur place et m’ont montré que la vie valait la peine d’être vécue.

Avec le reboot du cluster, je vais faire mon propre reboot. Je recommence à faire des projets pour moi. Je ne suis plus perdu. J’ai ma place sur la scène des hacktivistes et j’ai des amis partout à travers le monde. Je ne suis pas seul. De fait, ce que je considérais être un fardeau n’en est plus un. J’ai ouvert les yeux sur ce qui était important dans la vie : transmettre ce que l’on ressent. Et si le fait de transmettre ce que je ressens peut permettre à d’autres qui ressentent la même chose, de se sentir mieux, ça sera une bonne chose.

Il est temps de procéder au reboot.

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Voila, mon premier vrai article sur ce blog, j’en ai marre de n’être que simple spectateur, je veux participer à ce monde, même si ce n’est qu’en écrivant et en faisant circuler l’info !! Je veux de l’action, je veux du sang, je veux que des têtes tombent !!

Il y a une semaine à l’assemblée, les députés, ont voté une loi, une saleté qui a été baptisée « loi de protection sur l’identité ». Kesskecéé ? En très gros, c’est un petit paquet législatif, qui va permettre au gouvernement, dans un premier temps, de mettre en place un fichier central d’à peu près 45 millions de personnes (tout les français âgés de plus de 15 ans) répertoriées grâce à une nouvelle carte d’identité « biométrique ». En effet, jusqu’ici les données biométriques n’étaient pas récupérées, sauf si vous vouliez un passeport, ou que vous manifestiez le refus de donner vos empreintes.

Autant nous enfoncer une laisse dans le cul non ? Je ne sais pas vous mais moi, quand j’ai lu les articles référents à ce vote, j’ai, comme monsieur Serge Blisko (député PS) pensé à ces fichiers qui permettaient de recenser Juifs, Tziganes & cie pendant la Shoah !! Enfin, je dis ca …

Un petit extrait de la loi du 27 octobre 1940 de l’État français, énoncé pendant les débats :

Obligation de détenir une carte d’identité à partir de seize ans, comportant les empreintes digitales et la photographie, et de déclarer tout changement d’adresse. Institution d’un fichier central de la population et d’un numéro d’identification individuel.

Pour info, ce fichier honteux a été détruit à la libération, mais bizarrement voila qu’on le ressort des cartons ! Pourquoi ? Ce n’est plus si honteux ? J’aimerai juste savoir …

Claude Guéant, le vieux troll fasciste, autant avide de pouvoir et de contrôle que Mr Creedy dans V for Vendetta, serait très satisfait par cette mesure, d’après lui ce serait : « une modernité positive, capable à la fois de protéger et de simplifier la vie quotidienne de nos concitoyens » ou comme l’a dit l’ami @numendil sur son propre article :

Comprenez par la : une puce pour tous les surveiller, pour tous les contrôler et puisqu’elle devient obligatoire, pour tous les forcer à l’avoir …

Et ensuite, comme l’a dit l’autre monsieur tout autant fasciste qui nous gouverne, tout devient possible ! Les possibilités de lien entre les empreintes, et l’état-civil, de recoupement entre les quelques petits fichiers maison nouvellement créés, sont quasiment illimités !

Pour en finir avec monsieur Guéant, non content de ficher Biométriquement les bon petits Français, est très optimiste pour la suite, car il voudrait bien faire installer tout plein de saloperie de vidéo-surveillance dans toutes les rues, pour pister les gens, ou ficher des participant à des manifestations, seulement la technologie n’est pas encore super au point ! C’est lui même qui le dit :

la reconnaissance faciale, qui n’apporte pas, à l’heure actuelle, toutes les garanties de fiabilité nécessaires, est une technologie qui évolue très rapidement : on peut donc penser que, très bientôt, elle sera aussi fiable que la reconnaissance digitale

Miam miam, bientôt on l’aura notre petite laisse, reste plus que la puce RFID qui fonctionne comme dans Demolition Man !!


Pour en revenir à cette carte d’identité : Elle contiendra 2 puces, une qui contiendra les données régaliennes (nom, prénom, adresse, empreintes, toussa toussa) et une autre puce qui permettra de s’identifier en ligne, certainement pour des tâches administratives ou des achats, via une authentification par clé électronique. Cette petite puce, sera gérée par le ministre de l’interieur … Vous voyez où ca nous mène ? Un bon monsieur qui traine sur les Forums de PCInpact qui s’appelle « Commentaire_Supprimé » à assez bien résumé la chose :

Je n’ai pas de voiture et j’habite en appartement en centre-ville. Un soir, un copain me ramène chez moi avec sa voiture et, pour lui faire une fleur, je lui paye 15 litres de gazole pour sa voiture, en réglant à un automate de station service avec ma CB. L’automate demande une identification par puce de CNI, rendue obligatoire pour coincer les malins ayant des yes cards…

Le lendemain, parce que mon citronnier est bien pâlichon d’avoir été obligé de rester à l’intérieur jusqu’à début mai pour cause de gel tardif, j’achète un gros sac d’engrais nitré pour lui faire sa petite dose avant de le remettre sur le balcon pour l’été. Je commande sur le net et je paye par CB mais, manque de bol, le vendeur demande une empreinte électronique CNI pour valider l’adresse de livraison.

Et pendant ce temps, un flicaillon quelconque croise ces deux données. Il jette un coup d’oeil avec le fichier de la taxe d’habitation et celui des cartes grises. Que se passe t-il ensuite ?

Enfin, il va pas se vendre et cramer son biz quand même, ca serait trop simple, de nous donner une raison de venir lui foutre un bon coup de pied au cul, alors il nous a sorti une bonne Gogogadgetophrase :

il est évidemment hors de question, pour le ministère de l’intérieur, de s’immiscer dans le contenu des échanges commerciaux ou de chercher à en savoir quoi que ce soit. Le ministère de l’intérieur n’interviendra que pour garantir la fiabilité du système, sa sécurité, c’est-à-dire, d’une part, la sécurité des boîtiers électroniques et, d’autre part, la sécurité des transmissions.

Ca va alors, si ils assurent la même sécurité que pour le site de « j’aime les artistes » qui a du rester en ligne 3h a tout peter, j’peux rester serein. Juste comme ca, on a vu il y a pas super longtemps, dans un reportage diffusé sur France5, les mecs du ChaosComputerClub de Berlin, qui ont réussi a hacker la carte d’identité du premier ministre allemand, ou d’autres qui ont aussi créé une carte qui permettait de faire ressusciter Elvis !


Je me pose toujours la question tout de même, à savoir qu’est ce qui est le plus à gerber ? Qu’un ministre de l’intérieur du pays berceau des droits de l’homme, propose une loi qui a été enterré après la dernière guerre ? Que ca ait été voté par 11 députés sur 577 (soit à peine plus de 2% de l’assemblée) ou que personne, dans les médias traditionnels n’en parle …?

Plus ...

Billet publié initialement sur pixellibre.net, par @Numendil : Disponible sur cette page.


« Souviens toi, souviens toi du 5 Novembre 1605 … »



Pour ceux qui n’ont pas cette référence, le « Souviens toi, souviens toi» est prononcé par « V », dans « V pour Vendetta », excellent livre avant de devenir un film tout aussi sympathique.

Ce message s’adresse aux hommes et femmes politiques qui passent sur mon blog et, des quelques mails que je reçois de temps en temps, il y en a.

Nous sommes la « génération Internet », nous avons grandi avec, il fait partie de notre vie comme nous faisons partie de la sienne, chaque personne apportant son expérience, son contenu et ses idées sur la toile.

Internet nous à vu grandir et les gamins que nous étions sont tous devenus adultes, mais grands avec Internet, c’est différent que grand tout court : nous avons les yeux ouverts, nous voyons, nous entendons et écoutons ce que vous cachez, ce que vous ne dites pas ou lorsque vous mentez.

Chaque nouvelle déclaration est le contraire de ce que vous avez déclaré quelques années avant. Chaque nouvelle loi est un coup de bâton de plus, une pour stopper le partage de la culture, une pour stopper (officiellement) la pédopornographie (nous savons tous que la réalité est différente) et maintenant, une pour censurer ce que bon vous semble sur Internet, lorsque c’est en conflit avec … un peu tout ce qui vous dérange.

Puis il y eut les révolutions des pays arabes … ces dernières ont d’ailleurs révélé la connivence entre certains membres du gouvernement et des dictatures établies. Nous n’oublierons pas.

Les réformes sans que le peuple soit consulté même lorsque le peuple descend dans les rues, les lois pour protéger des intérêts privés au détriment de l’intérêt général, des lois pour faire (officieusement) taire ceux qui ont des avis différents des vôtres … et la suite, c’est quoi ?

Dans votre obsession de « plus de pouvoir pour plus de pouvoir », vous avez pourtant oublié quelque chose. Dans votre lutte pour faire croire que ce que vous faites est bon, vous avez négligé un point qui fait toute la différence, et vous le paierez cher (oui, ce sont des menaces).

Ce point : c’est ce que nous avons tous dans notre portefeuille, une fois la majorité atteinte, et qui vous fait tous bien flipper. Ce point, c’est cette arme dont vous allez vous souvenir dans les prochains mois et dans les prochaines années. Ce point, c’est la carte d’électeur.

Oui, vous avez peur, vous ne nous comprenez pas, vous pensez nous faire avaler des couleuvres que nous (pardonnez moi l’expression) vous renvoyons en pleine face. Vous avez peur, parce que pour la première fois, le peuple est en capacité de s’exprimer librement, de créer des consciences collectives. Vous avez peur car pour la première fois, le peuple peut commencer à parler d’une vraie démocratie et pas de ce semblant de machin chose que vous nous imposez.

Vous savez, vous avez raison d’avoir peur … Moi, vous ne m’effrayez pas, par contre, je sais que cette bataille, nous la gagnerons ! Tout est une histoire de temps. Vous devriez surtout avoir peur de ce petit bout de papier dont nous parlions car, lui et moi, nous n’oublierons pas tout ce que vous faites en ce moment, de la Hadopi à la Loppsi en passant par cette montée en puissance de la stigmatisation des immigrés ou encore la chasse au SDF, plutôt que de les aider.

Nous sommes citoyens, nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas. Craignez-nous.

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